Pardon.

Oui, on vous demande pardon par avance de parler deux fois de la SNCF en une semaine sur TravelGuys.

Mais l’actualité l’oblige…

En effet, d’après nos confrères du Monde, la SNCF s’apprête à réformer ses règles d’indemnisation en cas de retard. Les retards et la SNCF, un mythe national parfois très injustifié. Quelles conséquences pour les voyageurs et est-ce que tous les retards seront bien indemnisés ?

Des règles supérieures aux minima européens

Certes, les nouvelles règles sont plus généreuses qu’auparavant :

  • 25 % pour un retard de trente minutes à deux heures,
  • 50 % entre 2 heures et 3 heures,
  • 75 % au-delà.

Les règles européennes, elles, plafonnent l’indemnisation à 50% du prix du billet pour un retard de 3h et plus.

Surtout, l’ensemble des retards sera concerné : causes imputables comme non imputables à la SNCF. Et trains replanifiés dans le cadre d’un mouvement social y compris.

Non, tous les retards ne seront pas indemnisés

Mais pourtant, certains retards ne sont pas concernés. Et potentiellement les plus gênants…

  • Concernant les mouvements sociaux, quid des annulations à chaud, et des passagers qui restent sur le carreau avec un billet sur un train annulé ? Rien n’est précisé pour le moment ;
  • Mais surtout, les retards les plus pénalisants, c’est à dire ceux se faisant sur les petits trajets du quotidien ne sont toujours pas indemnisés. TER et Transilien sont exclus du programme. Injuste oui, mais l’indemnisation sur des retards de ce type de trains est compliqué car ils sont souvent utilisés avec un abonnement et qu’il est difficile voir impossible de savoir qui était dans quel train…

Conclusion

L’initiative est louable, mais elle devrait être généralisée et surtout précisée dans ses conditions d’application.