Lors d’un récent déplacement professionnel au Moyen-Orient, j’ai eu la chance de bénéficier d’un surclassement opérationnel sur Emirates, depuis la classe Business vers la First.

Retour sur une expérience de vol très premium.

Le surclassement

Je précise qu’à ce moment je n’étais que Silver dans le programme de fidélité Emirates Skywards.

Confortablement installé dans le salon Emirates de Paris Charles-de-Gaulle, j’entends mon nom au haut-parleur pour venir à la réception.

On me tend ma nouvelle Carte d’embarquement et le biiiiiip raisonne dans ma tête. Pourquoi un bip ? C’est le miraculeux son que fait la Carte d’Embarquement sur le lecteur lorsque l’on est surclassé en Porte avec le beau message Classe incohérente. Cette fois, c’est pour moi. 5 ans sans surclassement en long-courrier sur Air France en étant Platinum, et un surclassement en First au bout du troisième aller-retour, merci Emirates !

C’est donc avec un grand sourire que je me dirige vers la porte d’embarquement !

L’expérience au sol à Paris Charles-de-Gaulle

Contrairement à Air France qui propose le meilleur service au sol du monde (hormis la Résidence d’Etihad à Abu Dhabi) en First, Emirates ne propose rien de particulier à ses passagers : l’expérience est donc très Business, sauf peut-être le comptoir d’enregistrement différencié et l’embarquement par une file dédiée.

Pas d’accompagnement individuel, pas de traitement particulier au salon.

Je passe sur le chef d’une famille française qui enrage de me voir prendre la file First et donc de les griller puisqu’eux ne sont en qu’en Business. Je demande « vous êtes aussi en First ? ». Il me répond par l’affirmative. C’est con, il aurait pu prendre la file prioritaire dès le départ. Là, l’hôtesse regarde sa carte d’embarquement avec un beau Business en haut à droite… Et la famille et renvoyée au fond de la file Business. Bien fait !

L’expérience en vol

Dès que je pénètre dans l’avion, l’équipage me prend en main, s’occupant de mon bagage cabine et m’accompagnant jusqu’à ma suite 1K.

La proximité de l’escalier avant n’est absolument pas un problème, l’escalier étant totalement condamné pendant la totalité du vol.

Le ballet des hôtesses n’en finit pas : mot de bienvenue de la chef de cabine au sourire charmeur, champagne, trousse de confort, pyjama, café arabe et datte, cela n’arrête pas !

Pendant ce temps, je redécouvre cette suite avec bonheur. Passons tout de suite sur les remarques habituelles : oui, le décor est la quintessence du mauvais gout moyen oriental avec ce faux bois ridicule et cette passion pour tout ce qui brille. Oui la décoration de Qatar Airways ou d’Etihad est plus élégante.

Mais le siège est tellement confortable et pratique, et le service tellement attentionné sans être coincé que cela reste un vrai bonheur.

Toujours au sol, le menu m’est distribué ainsi que la carte des vins. Précisons qu’en première classe, tout est évidemment sur la formule Dine on demand, bien que la plupart des passagers continuent de choisir de prendre leur repas juste après le décollage.

Le catering est de qualité sans être fantastique contrairement à Air France ou Singapore Airlines.

La carte des vins est cependant exceptionnelle, bien supérieure à celle d’Air France (même si Paolo Basso a largement contribué à la montée en gamme notamment des champagnes), et les deux champagnes proposés exceptionnels (grâce au partenariat avec Dom Pérignon) notamment le Dom Pérignon rosé qui, avec le Krug Rosé servi par Eva Air, est le champagne servi en vol le plus cher de l’aviation commerciale.

La preuve, il est en vente au Duty Free de Dubai pour près de 250€ la bouteille :

Un des flacons les plus onéreux servis en vol sur Emirates!

Et quand on le gôûte, on comprend pourquoi : la finesse des bulles et l’équilibre des saveurs est juste parfait.

Le service est à la hauteur, les dressages très soignés et l’attention dans la cabine permanente pour que son verre ne soit jamais vide.

Avant de déguster mon dessert, je réserve mon spa juste avant l’arrivée et demande à ce que mon lit soit préparée, ce que l’hôtesse fera lorsque je serai aux toilettes.

D’ailleurs, je constate que le petit bar réservé à la première classe est dressé, avec des alcools tous d’excellente qualité.

Après une petite sieste, il est déjà l’heure du spa. Comme Etihad, Emirates a choisi d’équiper ses A380 de douches réservées à leurs passagers en première classe.

Choix judicieux puisqu’aucune autre compagnie n’a trouvé d’utilité à ces espaces situés à l’avant du pont supérieur du très gros porteur d’Airbus.

L’espace est vraiment impressionnant et la douche rafraichissante.

Récit de mon expérience vécue de l’intérieur :

J’aurais bien aimé que ce vol dure plus longtemps, mais il est déjà temps d’atterrir à Dubai… Et de dire au revoir à cette suite mais surtout à cet équipage exceptionnel !

L’expérience au sol à Dubai International (arrivée)

A l’arrivée, absolument aucune assistance n’est prévue pour les passagers First qui se retrouvent dans le circuit Arrivée classique. Dommage pour le hub de la compagnie dubaoïte, mais difficile à organiser avec des cabines First de 14 suites sur les A380 ou de 8 suites sur les 777 !

Conclusion

Seule l’expérience à bord est vraiment premium sur Emirates. Est-ce que cela en fait une First au rabais ? Sûrement pas, même si elle n’est clairement pas au niveau d’Air France, qui tient la corde sur l’expérience au sol, le catering, l’exclusivité et l’élégance !